Il se passe des trucs dans ma vie...
Certaines mauvaises langues auraient insinué que je ne suis pas parti en amérique du sud, mais que je me trouve dans une bergerie au fin fond des Pyrénées , près de Saint Etienne de Begory, à me planquer en attendant que les flics allemands viennent me cueillir pour fraude à l'assurance.
Je démens. La preuve, on ne trouve pas d'otaries dans les montagnes.

Je suis bel et bien arrivé sur l'ile de Santa Cruz, après une halte de quelques jours à Quito, où j'ai un temps caressé l'idée d'aller au stade national pour voir l'équipe locale jouer contre boca Juniors.
Ca, c'était avant d'apprendre que dans le tiers-monde, faute de perspectives professionnelles, on tuerait sa [belle] mère pour un doublé coupe championnat de son équipe préferée. Bien m'en a pris, Quito s'est pris une raclée.
Quito, outre l'avantage d'etre une ville où l'on peut manger pour moins de deux dollars, est une ville dont la Basilique impressionne, et ce sous différents angles de vue. Et que dire de son histoire coloniale, bien appréhandée au travers de l'expo de son musée des beaux arts, qui nous souligne combien les Espagnols sont des salauds assoiffés d'or et de scalps d'incas.
jeudi matin, je suis arrivé à l'aéroport, enfin le tarmac de Baltra, l'ile située au nord de Santa Cruz.
Au beau milieu de touristes tous plus américains les uns que les autres comme autant de proies pour les tours opérateurs, j'étais heureux d'etre accueilli par Ramon, mon guide équatorien de.... 10 ans.
Après un périple en bac et bus de 2 heures, me voici arrivé chez la famille d'accueil, qui mérite bien son nom.
Si on met de coté les douches froides, la bassine d'eau potable, et les 8 coqs qui se disputent la suprématie du poulailler chaque nuit, on peut dire, sans blague, que je suis bien tombé.
Je partage la maison avec mes hotes et leur petit fils (le fameux Ramon), et une volontaire suédoise très.... suédoise.
D'ici 15 jours arrivent deux filles espagnoles pleines de volonté aussi, donc en janvier, je vous l'annonce en grande pompe, je serai bilingue espagnol francais....
Bon, il est bientot 14h, et c'est l'heure à laquelle on décide si la journée sera placée sous le signe de la glande ou non.
alors ne chômons pas, allons nous baigner avec les pinguins...
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